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J'écrivais hier une note à propos de l'impact des nouveaux médias sur l'information. J'ai réfléchi et je me dis aujourd'hui que cette évolution était inévitable. Nous serons tous demain des médias à part entière.
Cela ne veut pas dire que les médias traditionnels disparaîtront. En revanche, leur audience, comme cela est déjà le cas maintenant, continuera à s'éroder au profit de producteurs de contenus individuels, tel que vous ou n'importe quel blogueur comme moi. Certes, la qualité ne sera pas la même mais la liberté du propos permettra une certaine fidélité de l'audience.
Ce constat effectué, comme je l'ai dit dans ma note, je pense qu'il était naturel que des stratèges électoraux décident de sauter la pas et d'engager leur propre journaliste pour raconter "leur" campagne et d'embaucher des vidéastes chargés de coller au train de leurs adrversaires afin de surprendre la "boulette" qui flinguera leur campagne.
Si les candidats sont des producteurs de contenu, il est donc naturel de penser que nous aussi, de plus en plus, nous le deviendrons. Les blogs, les forums ou tout simplement la prise de pouvoir du web 2.0 en témoigne. Enfin, j'en suis convaincu, les marques deviendront elles aussi des médias à part entière. Elles communiqueront moins via les spots de pub diffusées à la télévision - chose assez anachronique aujourd'hui - que par des moyens plus efficaces et distrayants. Je dis cela parce que je suis tombé il y a quelques jours sur le site d'une boîte française, Digicompanion, qui propose à ses clients des solutions clés en main de cadeaux marketing électroniques à contenu multiples - promotions, musique, films... - dont l'un des avantages, et non le moindre, est de transformer l'émetteur, c'est à dire la boîte elle-même, en média.
Candidats, marques, vous, moi: tous des médias ou fantasme? Qu'en pensez-vous?
Le "off" en journalisme n'existe plus. Tout le monde le sait. En revanche, ce qu'il y a de nouveau, c'est la façon dont il est mis en scène.
Hier, lorsque le off - ou le politique (je ne sais pas) - était encore respecté, le journaliste habillait son information derrière des "on", des "il se dit" qui lui permettaient encore de se protéger. Aujourd'hui, tout cela a changé. Le "off" s'exhibe. Il s'affiche. Il est devenu une garantie de la probité du journaliste, enfin entièrement dévoué à son public.
A ce petit jeu, l'excellent Christophe Barbier (L'Express) ainsi que Laurent Bazin(Itélé) et l'animateur Jean-Jacques Bourdin(RMC) semblent s'être lancés dans ce qu'on pourrait appeler la course au "off". Parfois même à leurs propres dépends puisque Laurent Bazin à dû récemment renoncer à la publication d'un billet sur un déjeuner au Ministère de l'Intérieur, suite à la demande de sa direction. Bref!
Le plus étrange dans cette course, ce n'est pas l'enterrement de première classe du "off" auquel on assiste. Mais plutôt la façon dont il est instrumentalisé. Le "off" crédibilise. Il est devenu le dernier rempart contre la fin d'une espèce en voie de disparition : le journaliste. Et cela, nos trois compères Barbier, Bazin et Bourdin semblent l'avoir parfaitement compris. Ils usent du "off" en virtuoses, Christophe Barbier avec en plus le talentd'un orfèvre en sociologie du comportement.
Le "off" est devenu le meilleur ami du journaliste. Le public en réclame. L'exhibitionisme de nos sociétés et notre voyeurisme se sont imposés et sont allés jusqu'à gagner la sphère politique. Mais gagner ne veut pas dire envahir, car cette liberté de parole dont ils se sont saisis sur leur blog, ils ne l'exercent pas encore complètement sur leur antenne ou dans les colonnes de leur magazine. Pourquoi? Je ne sais pas. A vous peut être d'apporter une réponse.
A vos blogs, partez!
BB
Je suis consterné. Marie Drucker, la belle présentatrice du Soir 3 de France Télévisions, est avec Francois. B, insubmersible ministre de l'outre-mer.
Bien sûr rien d'officiel, mais les blogs (dont celui de Thomas Clement) viennent encore de faire preuve de leur indépendance. Alors même que les journalistes de la presse écrité et télé (hormis le journal qui a revelé la liaison) ont été contraints de taire l'identité de son petit ami - sous peine de menace de poursuite de la jolie Marie - le web, lui, s'est distingué et l'idylle a éclaté au grand jour.
D'aucuns diront que cette information n'en est pas une. Christine Ockrent, Anne Sinclair et Béatrice Schonberg ne cachant plus leur histoire avec des hommes politiques.
Mais là, c'est différent. Marie Drucker est jeune. Belle aussi, mais surtout jeune. Et moi, je l'aimais bien.
En effet quoi de commun avec nos trois précédentes divas, certes charmantes, mais dont le sex appeal n'a rien à voir avec le coté beauté froide de notre présentatrice fétiche?
Marie, que t'est-il arrivé? Que t'est-il arrivé pour que dans ton communiqué comminatoire à la presse, tu dises en parlant de François. B "l'élu de mon coeur"? Que s'est-il passé ce soir maudit où dans ton journal tu as bien été obligée de l'inviter parce qu'"il fallait quand même trouver quelqu'un pour l'interview de fin en plateau" dont lui-même parle sur son blog?
Que-t-a-t-il dit au moment du générique, tu sais lorsque les spots s'éteignent et que tu fais semblant de classer tes feuilles pour faire occupée?
Bien-sûr, nous ne le saurons jamais. Et en plus, nous allons devoir nous passer de toi le temps que notre jeune premier finisse de gesticuler sous les préaux d''écoles en nous faisant des promesses. Alors j'ai un rêve. En ces temps où les femmes prennent le pouvoir, je voudrais que ce soit lui, François.B, qui prenne un peu de champ et que tu restes. Parce que quitte à avoir quelqu'un qui nous fasse croire qu'on est unique, je voudrais que ce soit toi. Parce que chaque soir, en te laissant regarder dans les yeux par des millions d'hommes comme moi avachis dans dans leur canapé, grâce à toi, j'ai un peu le sentiment d'être unique.